Un témoignage de
l'excellence et de l'innovation
du théâtre canadien

La metteure en scène Nadia Ross remporte le Prix Siminovitch 2016 en théâtre au Canada

Le prix sera remis le vendredi 28 Octobre au Centre national des Arts

La metteure en scène Nadia Ross est la lauréate du Prix Siminovitch 2016, la plus prestigieuse récompense en théâtre au Canada. Cette année marque le 16e anniversaire du Prix, qui a été célébré dans le cadre d’une cérémonie plus tôt aujourd’hui au Studio du Centre national des Arts animée par Daniel MacIvor et Geneviève Leclerc. Mme Ross reçoit 75 000 $ de la bourse de 100 000 $ attachée au Prix, tandis que Sarah Conn et Shaista Latif, qu’elle a choisies comme ses protégées, se partagent 25 000 $.

Compte tenu de la qualité exceptionnelle des mises en nomination, le jury a décidé, à l’unanimité, d’augmenter à cinq, plutôt que quatre, le nombre de finalistes pour le Prix 2016. Mme Ross était au nombre des cinq talentueux metteurs en scène choisis sur la liste des finalistes cette année, avec Jonathan Christenson, Ravi Jain, Christian Lapointe et Ross Manson.

« En dépit des remarquables talents qui composaient la liste des finalistes, le jury a choisi à l’unanimité de récompenser Nadia [Ross] », affirme Bob White, président du jury. « Il nous est apparu que l’intégrité de sa démarche, la profondeur de son approche du théâtre, et son esprit indomptable reflétaient le mieux les aspirations du Prix Siminovitch. »

Nadia Ross est la fondatrice et directrice artistique de STO Union, une compagnie vouée à la création d’œuvres scéniques qui allaient théâtre et performance. Fondée en 1992 à Toronto, STO Union s’est hissée au rang des compagnies qui tournent régulièrement dans les festivals internationaux, présentant des créations originales canadiennes au Canada même et sur quatre continents. En 2005, Mme Ross a quitté Toronto pour rentrer au bercail en Outaouais, sa région natale. Sa démarche se distingue par son caractère d’urgence et d’intimité à la fois, tout en mettant de l’avant une dramaturgie rigoureusement documentée et située dans un cadre historique à résonance politique. Elle explore et repousse constamment les limites admises; on l’a dépeinte comme « une pionnière du mouvement postdramatique international au Canada ». Elle a remporté un prix Chalmers, un prix Dora Mavor Moore (en tant que membre d’un collectif) et un prix Contra Guys.

« Recevoir la reconnaissance du Prix Siminovitch pour la mise en scène est un événement marquant », reconnaît Mme Ross. « Je suis très reconnaissante à l’endroit de la famille Siminovitch et du jury qui m’a choisie. Je suis aussi ravie de pouvoir tendre la main à la génération montante avec le prix complémentaire pour les protégés. Merci mille fois pour cet incroyable cadeau»

Mme Ross a choisi deux protégées cette année : Sarah Conn et Shaista Latif. Mme Conn est la productrice artistique de STO Union et l’une des collaboratrices régulières de la compagnie, tant comme créatrice qu’en qualité d’interprète, prenant part à des pièces de théâtre, des performances-installations, des productions théâtrales adaptées au lieu et des manifestations d’art vivant. Ses propres créations ont été présentées dans certains des plus importants festivals de théâtre contemporain au Canada. Mme Latif est une auteure queer canadienne d’origine afghane, qui se consacre essentiellement à la création/performance en solo et à l’art vivant. Sa pièce Graceful Rebellions a été présentée au Rhubarb Festival (Toronto), au Halifax Queer Acts Festival, au festival SummerWorks (Toronto) et au festival Scène Ontario du CNA.

En apprenant qu’elles avaient été choisies comme protégées de Mme Ross, Mme Latif a déclaré : « Faire du théâtre, c’est résister au connu, préserver sa curiosité, et trouver la magie dans les récits forgés entre hier et demain. Je remercie la famille Siminovitch pour son héritage de résilience et de soutien. » Mme Conn, pour sa part, a renchéri : « Je me sens si reconnaissante envers les mentors et les artistes qui m’inspirent, me poussent à me dépasser et m’appuient! Grâce à cette reconnaissance inespérée, j’espère pouvoir redonner à mon milieu autant que j’en ai reçu. »

« En donnant à ses lauréats la liberté de poursuivre leurs rêves et leur vision distinctive, le Prix Siminovitch a eu une profonde incidence sur leur vie et leur carrière, et enrichi le paysage culturel pour tous les Canadiens »,  souligne Kathy Siminovitch, présidente du conseil d’administration. « Les cinq finalistes au Prix Siminovitch 2016 pour la mise en scène en théâtre se distinguent tous par leur capacité de bousculer le statu quo et de questionner notre compréhension de l’humanité, et nous sommes ravis d’appuyer ces extraordinaires artistes de théâtre canadiens avec l’aide de nos partenaires, le Centre national des Arts et l’Université de Toronto; nos commanditaires, la Banque TD et Tricon; et les nombreux Amis du Prix Siminovitch. »

Cette année, le Prix Siminovitch amorce un nouveau partenariat avec le Centre national des Arts, qui agit comme catalyseur de la diffusion, de la création et de la transmission des savoirs partout au pays. Plus grand centre des arts de la scène multidisciplinaire bilingue au Canada, le CNA réunit sous un même toit plusieurs disciplines, dont le Théâtre français et le Théâtre anglais qui, en collaborant avec des artistes de partout au pays au développement, à la production et à la promotion de pièces de théâtre, jouent un rôle essentiel à l’échelle nationale. De plus, le CNA a récemment annoncé un important virage en faveur de la création dont bénéficieront les artistes et les organisations artistiques qui, partout au Canada, créent de nouvelles œuvres ambitieuses pour les auditoires nationaux et internationaux, ainsi que la mise sur pied d’un département de Théâtre autochtone qui commencera ses activités en 2019.

« C’est un honneur pour le Centre national des Arts de s’associer à cet important prix de théâtre national, et nous félicitons l’incomparable Nadia Ross pour cette récompense méritée », se réjouit Peter Herrndorf, président et chef de la direction du CNA.

Le Théâtre français et le Théâtre anglais du CNA sont tous deux dirigés par des lauréates du Prix Siminovitch – respectivement, Brigitte Haentjens (2007) et Jillian Keiley (2004). En fait, depuis que le Prix a été remis pour la première fois en 2001, on a pu voir le travail de chacun des quinze lauréats sur la scène nationale au CNA.

Cette année, le CNA fera également équipe avec l’École nationale de théâtre (ÉNT) du Canada dans le cadre d’une nouvelle collaboration. Plus grande école de théâtre au pays, l’ÉNT offre des programmes de formation de haut niveau, tant en anglais qu’en français, dans tous les métiers du théâtre, dont ceux de comédien, producteur, scénographe, concepteur de costumes, auteur et metteur en scène. L’École s’attache à former des leaders passionnés qui contribueront à façonner le monde du théâtre de demain au Canada et ailleurs dans le monde. Inspiré par l’importance qu’accorde le Prix Siminovitch au mentorat, le CNA réunira des finalistes et des élèves de l’ÉNT dans une série d’ateliers et de balados organisés dans le cadre des festivités cet automne.

Twitter : @SiminovitchPrix
Mot-clic : #SiminovitchPrize

 

 

À PROPOS DU PRIX SIMINOVITCH

Le Prix Siminovitch met pleins feux sur l’excellence et l’innovation en théâtre canadien avec un prix annuel de 100 000 $. Sur un cycle de trois ans, le Prix honore un metteur en scène, un dramaturge ou un scénographe professionnel qui est une figure de proue dans le domaine du théâtre, et dont le travail est reconnu pour sa portée et son influence. Le Prix reconnaît aussi l’importance du mentorat pour soutenir les talents émergents en théâtre, en remettant une portion du prix à un protégé choisi par le lauréat. Le Prix Siminovitch a été lancé en 2000 pour rendre hommage aux valeurs et aux réalisations de Lou Siminovitch, scientifique de renom, et de son épouse, la regrettée dramaturge Elinore Siminovitch, pionnière du théâtre canadien. En 2015, le Prix a été remis à la scénographe Anick La Bissonnière et à sa protégée Marilène Bastien. L’édition de cette année du Prix Siminovitch marque une 16e année de partenariat avec l’Université de Toronto.

 

À PROPOS DU CNA

Carrefour des plus grands talents créateurs canadiens, le Centre national des Arts (CNA) accueille sur sa scène nationale les plus passionnants artistes établis et émergents du pays. Dans le cadre de son Plan stratégique, le CNA a récemment annoncé un important virage en faveur de la création dont bénéficieront les artistes et les organisations artistiques qui, à travers le Canada, créent de nouvelles œuvres ambitieuses pour les auditoires nationaux et internationaux. Le CNA est le seul centre des arts de la scène multidisciplinaire bilingue au Canada, et l’un des plus grands établissements du genre au monde. Il met à l’affiche plus de 1 000 présentations par année dans les champs de la Musique classique, de la Danse, du Théâtre et de la Musique actuelle. Le CNA a pour mission de collaborer avec des artistes et des organisations artistiques partout au Canada afin de créer une vibrante scène nationale dans le domaine des arts du spectacle.

 

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RENSEIGNEMENTS :

Rosemary Thompson
Directrice, Communications et affaires publiques
Centre national des Arts
613 947-7000, poste 260
rthompson@nac-cna.ca

Sean Fitzpatrick
Agent de communication
Théâtre anglais du Centre national des Arts
613 947 7000, x389
sean.fitzpatrick@nac-cna.ca

Annick Huard
Agente de marketing, Théâtre français
Centre national des Arts
613 947-7000, poste 358
annick.huard@nac-cna.ca

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