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Des scénographes de Vancouver, Montréal, Edmonton, Toronto et Calgary sont en lice pour le plus important prix du théâtre canadien au montant de 100,000$

MONTRÉAL, le 13 octobre 2009

BMO Groupe financier, commanditaire du prix de théâtre Elinore et Lou Siminovitch, annonce aujourd’hui les noms des six scénographes retenus comme finalistes pour le plus important prix de théâtre canadien. Les finalistes sont :

  • Jean Bard, Montréal, Québec;
  • Ronnie Burkett, Calgary, Alberta et Toronto, Ontario;
  • Bretta Gerecke, Edmonton, Alberta;
  • Anick Labissonnière, Montréal, Québec;
  • Richard Lacroix, Montréal, Québec;
  • Ken MacDonald, Vancouver, Colombie-Britannique et Toronto, Ontario.

Les six finalistes ont été sélectionnés parmi 17 candidats reconnus pour leur travail dans l’éclairage, les costumes, le décor, la sonorisation et le multimédia, et pour la source d’inspiration qu’ils constituent pour les jeunes scénographes.

« Au nom de BMO Groupe financier, nous félicitons les candidats sélectionnés comme finalistes pour le Prix Siminovitch de théâtre 2009 », a déclaré le président et chef de la direction, groupe Gestion privée, BMO Groupe financier, Gilles Ouellette. « Nous tenons également à remercier sincèrement la présidente du jury, Maureen Labonté, et les autres membres du jury de cette année de leur engagement pour faire reconnaître les grandes réalisations des artisans du théâtre canadien. »

« Le jury estime que chacun des finalistes de cette année apporte un talent artistique et une vision remarquables au théâtre canadien », a affirmé Mme Maureen Labonté, traductrice et dramaturge établie à Montréal, qui a été choisie comme présidente du jury pour le Prix Siminovitch de théâtre de cette année.

« Qu’il s’agisse de conception de costume ou de sonorisation, les finalistes ont démontré une compétence impressionnante de nature à susciter la créativité et à promouvoir l’excellence dans le milieu du théâtre », a ajouté Mme Labonté.

Les autres membres du jury sont :

  • Mérédith Caron – Montréal, Québec, l’une des plus importantes conceptrices de costumes du Québec et professeure à l’École nationale de théâtre à Montréal;
  • Rachel Ditor – Vancouver, Colombie-Britannique, dramaturge ayant exercé son métier comme pigiste un peu partout au Canada, actuellement directrice littéraire au Arts Club Theatre à Vancouver et professeure adjointe en dramaturgie à l’université de la Colombie-Britannique;
  • Sue LePage – Toronto, Ontario, conceptrice de décors et de costumes, reconnue depuis plus de 25 ans;
  • Mieko Ouchi – Edmonton, Alberta, dramaturge, comédienne, metteur en scène de théâtre et de cinéma, et cofondatrice et codirectrice artistique du Concrete Theatre d’Edmonton.

Le lauréat du Prix Siminovitch recevra 100 000 $, dont il prélèvera 25,000$ afin de l’attribuer à un protégé ou à un organisme de son choix. Le Prix sera décerné lors d’une cérémonie de remise à Toronto le 2 novembre 2009.

Processus de sélection
Le jury a étudié les mises en nomination de scénographes professionnels canadiens qui ont favorisé l’avancement de la scène théâtrale canadienne par le biais de certaines œuvres créées au cours des dernières années, tout en influençant et en inspirant de jeunes artistes de théâtre. Les personnes mises en nomination devaient avoir, au cours des dix années précédentes, contribué de façon importante, sur le plan de la créativité, à un minimum de deux projets théâtraux d’importance au Canada. Les jurés ont évalué l’originalité des candidats, leur sens de l’évolution, l’affirmation de leur maturité sur le plan artistique, la poursuite de leur expérimentation, leur influence sur le public, ou encore celle sur les jeunes artistes. Ils se sont également demandés si ces artistes en étaient à un point dans leur carrière professionnelle où la reconnaissance et les ressources associées à ce prix feraient une différence importante, permettant ainsi de les encourager à aller plus loin dans l’évolution de leur art.

Prix Siminovitch de théâtre
Le Prix Siminovitch de théâtre a été créé en 2001 en hommage au scientifique de renom Lou Siminovitch et à feue son épouse Elinore, auteure dramatique. Parrainé par BMO Groupe financier, le prix annuel le plus important dans le domaine des arts du théâtre au Canada vient récompenser, par alternance et sur un cycle de trois ans, les réalisations dans les domaines de la mise en scène, de la dramaturgie et de la scénographie. Voici la liste des récipiendaires précédents:

  • Daniel Brooks, metteur en scène de Toronto, en 2001;
  • Carole Fréchette, dramaturge de Montréal, en 2002;
  • Louise Campeau, scénographe de Montréal, en 2003;
  • Jillian Keiley, metteur en scène de St. John’s, en 2004;
  • John Mighton, dramaturge de Toronto, en 2005;
  • Dany Lyne, conceptrice de décor et de costumes de Toronto, en 2006;
  • Brigitte Haentjens, metteur en scène de Montréal, en 2007;
  • Daniel McIvor, dramaturge de Toronto, en 2008.

Renseignements :
Orli Namian, Toronto, ronald.monet@bmo.com, (514) 877-1873

Jean Bard
Jean Bard est ne a Montreal; il est issu de l’Ecole Nationale de Theatre du Canada, promotion 1989. Habitue des scenes montrealaises mais aussi de celles de I ‘Ontario (Ottawa et Sudbury), il a realise au cours des ans plus de 125 scenographies pour Ie theatre, autant au theatre de creation qu’au theatre de repertoire. A sa sortie de l’Ecole, c’est avec Robret Gravel et Jean-Pierre Ronfard (Nouveau Theatre Experimental) et Sylvie Dufour (Theatre du Nouvel Ontario puis Theatre du Trillium) qu’il amorce sa carriere; il signe pour chacun une dizaine de scenographies. Ses premieres annees sont nettement marquees par Ie theatre de creation (Dominique Champagne, Carole Frechette, Larry Tremblay … ). Mais bientOt, il frequente les grandes scenes et Ie grand repertoire; Theatre du Nouveau-Monde, Moliere, Rideau-Vert, Dube, Espace Go … II est Ie collaborateur assidu de metteurs en scene bien en vue – et de tous horizons; Lorraine Pintal, Robert Bellefeuille, Claude Poissant, Denise Filiatrault, Normand Chouinard, Martin Faucher … Mais il frequente encore regulierement ceux du theatre dit emergeant; Geoffrey Gaquerre, Le Bunker sont ses grands complices. On se souvient de ses scenographies pour « La charge de I’ orignal epormyable », « La dame aux camelias », Ubu Roi », (Theatre du Nouveau¬Monde). On se rappelle aussi de l’inoubliable « Jouliks » (Theatre d’ Aujourd’hui), et des suaves « Femmes Savantes » (Theatre Denise¬Pelletier).

Ronnie Burkett
Ronnie Burkett est tombé amoureux de la marionnette à l’âge de sept ans… en ouvrant une encyclopédie à ce mot. Dès l’âge de 14 ans, il part en tournée avec ses spectacles de marionnettes en Alberta – et n’a jamais cessé de parcourir les routes depuis! Considéré à juste titre comme l’un des artistes de théâtre les plus éminents du Canada, Ronnie Burkett a créé certains des spectacles de marionnettes les plus complexes et les plus audacieux du monde. Son travail séduit des publics adultes d’une ampleur sans précédent pour la marionnette. Sur les grandes scènes canadiennes comme dans les festivals internationaux de théâtre, tous ses spectacles reçoivent un accueil dithyrambique, critique autant que public. Ronnie Burkett est également pédagogue : il a enseigné l’art de la marionnette dans des universités et collèges du Canada, du Royaume-Uni et de l’Australie, et donné des cours de maître, des ateliers ainsi que des conférences dans de nombreux festivals et colloques. Après 10 Days on Earth, Provenance et la trilogie Memory Dress (Tinka’s New Dress, Street of Blood et Happy), aujourd’hui retirés de l’affiche, il présente actuellement Billy Twinkle, Requiem For a Golden Boy. Quand il n’est pas en tournée, Ronnie Burkett travaille sur ses deux prochaines productions dans son studio de Toronto, entouré de plus de 1 200 livres sur la marionnette, de Plasticine et d’outils de menuiserie et d’ébénisterie…

Bretta Gerecke
Bretta Gerecke a passé son enfance à Winnipeg; elle est établie à Edmonton depuis une quinzaine d’années maintenant. Titulaire d’un baccalauréat en aménagement intérieur de l’Université du Manitoba (1992) et d’une maîtrise en beaux-arts, spécialisation scénographie, de l’Université de l’Alberta (1996), elle est la scénographe en résidence du Catalyst Theatre. Elle y a conçu les univers scénographiques de plusieurs premières mondiales qui ont tourné en Grande-Bretagne, en Australie, aux États-Unis et dans toutes les régions du Canada. Bretta Gerecke travaille également pour le Citadel Theatre, la Canadian Stage Company, le Workshop West Theatre, l’Opéra d’Edmonton et celui de Calgary, le River City Shakespeare Festival, le Theatre Calgary et le Globe Theatre. Au fil de sa carrière, 15 prix Elizabeth Sterling Hayes récompensant l’excellence en conception de la scénographie, des éclairages et des costumes lui ont été décernés. Finaliste pour le prix Siminovitch, elle est également récipiendaire du prix Enbridge de l’artiste en émergence et du prix Global Woman of Vision. Bretta Gerecke a conçu une résidence d’été du lac Devil’s Lake, en Alberta, et poursuit sans relâche son travail d’illustration archéologique.

Anick La Bissonniere
Parce qu’elle a d’abord reçu une formation à l’UdM et à Lausanne en architecture, qu’elle travaille dans ce domaine auprès d’agences, participant à divers projets depuis plusieurs années, Anick La Bissonnière envisage la scène de théâtre non pas comme le réceptacle d’un simple décor, mais bien comme un espace à investir et à construire, qui devient un élément hautement signifiant dans la représentation. Depuis 1993, elle a conçu les scénographies de plus d’une quarantaine de spectacles, en travaillant entre autres, auprès d’Anne-Marie Théroux (Tsuru, Carbone 14/Th. En l’air, 1999), André Brassard (les mains d’Edwidge au moment de la naissance, Théâtre d’Aujourd’hui, 1999), Gilles Maheu (Silences et cris, Carbone 14, 2001), Robert Dion (Moi, moi, moi, DynamO, 2002) ou encore Denise Guilbault, Michel Lemieux et Victor Pilon (La Tempête, TNM/4dArt, 2004). Elle a aussi collaboré à de nombreux spectacles d’Omnibus en créant notamment les scénographies du Précepteur (1994) et de la Baronne et la Truie (1998). Elle forme de plus avec Brigitte Haentjens, depuis 1999, un tandem de création qui a offert des spectacles témoignant d’une grande complicité artistique. De Marie Stuart (TNM, 1999) à Vivre (Sibyllines, 2007), en passant par les magnifiques Mademoiselle Julie (GO, 2001), Hamlet-machine (Sibyllines, 2001), l’Éden Cinéma (Sibyllines, 2003), Farces conjugales (TRV, 2003), Médée-Matériau (Sibyllines, 2004), et la Cloche de verre (Quat’Sous/Sibyllines 2004), elle impose sa signature singulière et forge pour les textes auxquels s’intéresse Haentjens des univers scéniques aux lignes pures, dépouillés et immaculés, qui intègrent des surfaces translucides et où la lumière souvent crue découpe et construit les espaces dans lesquels évoluent les acteurs. Elle a enseigné la scénographie à l’UQAM et, depuis 2003, elle donne des cours à la maîtrise en architecture à l’UdM. Elle est devenue “Scénographe honorable” à la 40e Quadriennale de Prague en 2007. (Un texte signé Hélène Jacques extrait du Dictionnaire des artistes québécois.) 09

Richard Lacroix
Diplômé de l’École nationale de théâtre du Canada à Montréal en 1983, Richard Lacroix a signé 53 décors, autant de conceptions d’accessoires et 16 créations de costumes. Reconnu comme un concepteur à l’imaginaire riche et surprenant, il accorde une place prépondérante à l’échange artistique : « Pour moi, le véritable défi d’une scénographie réside dans le cheminement et l’échange humain. Partager une vision avec une équipe stimulée par un défi commun, réaliser une oeuvre vivante pour que subsiste chez le spectateur le souvenir d’un moment lumineux et unique. » En plus de la création pour le théâtre et la danse contemporaine, Richard Lacroix conçoit pour la marionnette, le cinéma et les expositions muséologiques. Il est aussi professeur de scénographie dans différentes écoles de théâtre au Québec. Il considère comme un privilège de pouvoir transmettre aux futurs scénographes sa vision du métier et sa passion pour le théâtre.

Ken Macdonald
Né à Vancouver, Ken MacDonald est diplômé en enseignement des arts de l’Université de la Colombie-Britannique. Il enseigne dans une école secondaire depuis cinq ans quand lui « tombe du ciel », en 1977, cette irrésistible proposition : assurer la conception d’un spectacle du Belfry Theatre de Victoria… Ken quitte son emploi et découvre un art pour lequel il ne dispose d’aucune formation « officielle », la scénographie. Il l’apprend par lui-même, au fil de ses recherches, développant au passage une véritable passion. Son travail a été récompensé de plusieurs prix en conception, notamment deux prix Dora Mavor Moore (Toronto), 17 prix Jessie Richardson (Vancouver), un prix Betty Mitchell (Calgary), et un prix Gemini en conception de production pour la version filmique de The Overcoat. Avec celui de six autres concepteurs canadiens, son travail est présenté dans le livre Scenography in Canada (la scénographie qu’il a conçue pour The Overcoat figure en couverture). Ken MacDonald vit maintenant à Toronto. Il est marié à l’homme qui partage sa vie depuis 28 ans, Morris Panych, auteur dramatique, metteur en scène et acteur de grand renom. Ken MacDonald est membre d’ADC.

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