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Evelyne de la Chenelière

Née en 1975 à Montréal, Evelyne de la Chenelière est écrivain et comédienne. Issue du Nouveau Théâtre Expérimental, compagnie cofondée par Jean-Pierre Ronfard, elle aborde l’écriture dramatique comme un laboratoire de recherche, un atelier de fabrication d’où elle tire une partition destinée au plateau, un texte écrit pour traverser le corps des acteurs. Pourtant, ses pièces de théâtre, traduites et montées au Québec et au Canada comme ailleurs dans le monde, sont aussi des œuvres littéraires, pleines et autonomes, qui interrogent la langue comme conditionnement de l’expression et de la pensée. Lumières, lumières, lumières, créée dans une mise en scène de Denis Marleau à l’automne 2014, marque le début d’une résidence artistique de trois ans d’Evelyne au théâtre Espace Go. Le cœur de cette résidence est un chantier d’écriture que l’artiste déploie sur un mur du théâtre.

« Je vis comme un privilège chacune des heures, heureuse ou pénible, que je consacre à la pensée et à l’écriture. Me retrouver en nomination pour le Prix Siminovitch, aux côtés de créateurs aussi inspirants dans leur parcours, leur désir et leur acharnement, réaffirme ce sentiment qui me porte : celui de n’être jamais tout à fait seule quand j’écris.

Il existe, je le crois sincèrement, un fil invisible qui relie entre eux les hommes et les femmes, de tous les temps et du monde entier, qui tentent de repenser le monde, d’en desceller nos interprétations, d’ouvrir et de fouiller notre condition de vivants pour en approcher le cœur.

À mes yeux, le Prix Siminovitch salue non seulement la démarche et le rayonnement d’un artiste, mais il célèbre aussi l’importance de l’art dans nos vies, et son impact parfois indélébile. »

Hannah Moscovitch

Hannah Moscovitch est une dramaturge, librettiste et scénariste canadienne réputée. Au théâtre, on lui doit notamment East of Berlin, The Russian Play, Little One, This is War, Infinity, What a Young Wife Ought to Know, Bunny et Old Stock: A Refugee Love Story (avec Ben Caplan et Christian Barry). Ses pièces ont été présentées partout au Canada ainsi qu’aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en Irlande, en Grèce, en Autriche, en Allemagne, au Japon et en Australie. Elle a remporté de nombreux prix pour son travail, dont le prix Dora Mavor Moore dans la catégorie « Nouvelle pièce exceptionnelle », le prix de la meilleure production remis par le festival Summer Works, le prix des critiques de théâtre de Toronto pour la meilleure nouvelle pièce canadienne, le prix Trillium (seule dramaturge à avoir remporté ce prix littéraire qui existe depuis vingt neuf ans) et le prestigieux prix international de littérature Windham-Campbell, administré par la Bibliothèque Beinecke à l’Université Yale. Hannah Moscovitch est actuellement dramaturge en résidence au Tarragon Theatre de Toronto.

« Me retrouver finaliste pour le Prix Siminovitch me transporte, me soutient. Les jours où ça va mal, je peux me souvenir que mes collègues (et à travers eux, mon expression artistique et mon pays bien aimé) me voient clairement et reconnaissent la valeur de ce que je fais. Les lauréats du Prix Siminovitch, ainsi que mes co-finalistes sont des artistes phénoménaux dont j’admire le travail et auquel j’essaie de me mesurer depuis des années. Je suis tellement honorée d’être sur la liste avec eux. »

Donna-Michelle St. Bernard

Donna-Michelle St. Bernard, alias Belladonna the Blest est animatrice, dramaturge, administratrice et agitatrice. Parmi ses créations pour la scène, mentionnons Sound of the Beast, They Say He Fell, A Man A Fish, Cake, The House You Build, Salome’s Clothes, Gas Girls et la cocréation interdisciplinaire 501: Toronto in Transit, avec Bob Nasmith et Justin Manyfingers. Entre autres distinctions, elle a été finaliste au SATAwards, a décroché la deuxième place au Concours de dramaturgie Herman Voaden, a remporté un prix Enbridge playRites et un prix Dora Mavor Moore dans la catégorie « Nouvelle pièce exceptionnelle », et a été deux fois finaliste aux Prix littéraires du Gouverneur général. Dans le domaine de l’édition, ses réalisations récentes comprennent des collaborations  aux revues Canadian Theatre Review et alt.theatre ainsi que la codirection des anthologies Refractions: Solo, Refractions: Scenes et Indian Act (à paraître) des Playwrights Canada Press. Donna-Michelle St. Bernard est animatrice en résidence au Theatre Passe Muraille, dramaturge en résidence aux créations lemonTree et chanteuse au sein du trio Ergo Sum. À venir : la pièce Cake au Theatre Passe Muraille à l’automne 2017.

« Il y a tellement de puissance dans le fait d’être reconnu. Je retrouve dans cette mise en nomination la foi soutenue, la patience et l’investissement de mes communautés. Je célèbre l’excellence de mes co-finalistes, ainsi que tous les artistes doués qui n’ont pas encore été élevés à cette visibilité. Je suis reconnaissante pour l’héritage des incroyablement courageux conteurs d’histoire du Canada et surtout pour l’influence esthétique et éthique indélébile de mes prédécesseurs artistiques : Yvette Nolan, Djanet Sears, Dionne Brand, Jani Lauzon, Cheryl Foggo. Dieu est bon. »

Marcus Youssef

Marcus Youssef a écrit ou coécrit certaines des pièces canadiennes les plus connues sur le thème de la différence et de l’altérité, dont Winners and Losers, King Arthur’s Night, Leftovers, How Has My Love Affected You?, Ali & Ali, Chloe’s Choice, Everyone, Adrift, Peter Panties, Jabber et A Line in the Sand. Ses œuvres ont été présentées en Amérique du Nord, en Australie et en Europe, et publiées chez Talonbooks et les Playwrights Canada Press. Il a reçu de nombreuses récompenses, parmi lesquelles : le prix Victor-Martyn-Lynch-Staunton du Conseil des arts du Canada; le prix Rio Tinto Alcan pour les arts de la scène; le prix Chalmers; la Silver Commission de l’Arts Club Theatre; le prix de la critique de Vancouver (à trois reprises); une mise en nomination aux Prix littéraires du gouverneur général; de nombreux prix Jessie Richardson, Dora Mavor Moore et META ainsi que de nombreuses autres mises en nomination. Marcus Youssef est le directeur artistique du Neworld Theatre de Vancouver et cofondateur de PL1422, centre de création géré par des artistes. Il est conseiller à la rédaction de la Canadian Theatre Review, membre canadien de l’International Society for Performing Arts et professeur auxiliaire de création littéraire à l’Université de la Colombie-Britannique.

« Le Prix Siminovitch a une grande importance pour moi et – si je puis dire – pour la communauté théâtrale, à l’échelle de notre pays énormément petit. C’est un engagement extraordinaire envers le théâtre canadien et les artistes de théâtre. Il n’y a tout simplement aucune autre récompense semblable, en termes de prestige et de différence concrète dans la vie des finalistes et des lauréats. Et ceci est particulièrement significatif parce qu’il honore des artistes qui ont atteint la maturité ainsi que le sommet de leur carrière et de leur créativité. C’est aussi le moment où bon nombre d’entre nous commencent à s’interroger sur notre décision de devenir artiste, sur l’importance ou l’utilité de ce choix, et sur ce qui nous attend, nous et notre famille, avec l’âge. Le Prix Siminovitch est un antidote puissant à ces pressions véritables et compréhensibles. Il rend hommage à l’idée que nous sommes en droit de penser qu’il est légitime d’œuvrer comme artiste toute notre vie. C’est le signe d’une culture qui a atteint la maturité. En tant que petit voisin de la puissance dominante, je pense que nous ne devons pas hésiter à nous mythologiser fièrement et sans nous en excuser. C’est précisément ce que le Prix Siminovitch nous permet de faire. »

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